airyxOS : il est libre, Mac !

« Le raffinement de macOS. La liberté de FreeBSD. » Tel est le credo d’airyxOS, un système d’exploitation libre qui cherche à se rapprocher autant que possible de macOS, aussi bien sur le plan du design qu’au niveau fonctionnel. Parmi les objectifs que se sont fixés ses contributeurs figure la possibilité d’exécuter des applications Mac, rien de moins.

Les objectifs ambitieux d’airyxOS

« Du code source de quelques applications simples basées sur Cocoa AppKit a été implémenté dans airyxOS et celles-ci tournent comme des applications natives. Bien que ce soit très excitant, vous allez devoir encore attendre un moment avant de faire tourner Photoshop ou Xcode », peut-on lire dans la FAQ du projet. En effet, il va en falloir du temps car airyxOS n’en est qu’à ses prémices.

Démarré l’année dernière, le projet a déjà connu un changement de direction important. Partis pour utiliser X11/KDE pour bâtir l’environnement graphique, les développeurs ont finalement décidé de coder une interface utilisateur de zéro. Cela ralentit l’avancée du projet, mais pour un résultat qui devrait être plus conforme à leurs attentes. La version 0.4.0pre1 sortie en février inaugure un Dock esthétiquement similaire à celui de macOS Big Sur qui est réalisé avec un mélange de Qt et Cocoa en Objective-C++.

airyxOS avec son navigateur par défaut ouvert, Firefox.

Puisque l’on parle de technique, pourquoi BSD et non Linux comme base pour le système ? « En théorie, il sera plus facile de créer du code Mac sur FreeBSD parce que c’est plus proche de macOS que ne l’est Linux », justifient les développeurs. Et à la question pourquoi BSD plutôt que Darwin, le système open source qui sous-tend macOS, la réponse courte est « la prise en charge du matériel ».

L’installation d’airyxOS n’est conseillée actuellement qu’à toutes les bonnes âmes voulant participer à son développement. Encore au stade de l’alpha, le système est trop instable et trop incomplet pour être utilisé au quotidien ou même pour le plaisir à l’heure actuelle.

Ce projet n’est-il pas un peu fou ? Si, répond Zoë Knox, celle qui le porte depuis ses débuts, mais c’est l’un de ces projets de cœur mené sur le temps de libre de chacun qui peut conduire à quelque chose d’utile, ou à tout le moins à une belle aventure commune.

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